L'hypnose : c'est quoi ?

La séance démarre par une relation de confiance pour poser le symptôme émotionnel. Parler de ses frustrations, regrets, ressentiments permet de se sentir compris mais n’apporte pas de résolution. Car nous sommes malade de la complaisance à nous dire. Quand le dire de soi s’apaise, l’essentiel commence.

Nous passons donc rapidement à la seconde étape, pour faire taire le ressassement du mental, et se couper de toutes les afférences intellectuelles, rationnelles et affectives. Quand vous entrez en transe, vous restez conscient, mais en suspens, dans un état de disponibilité, dans la sérénité de ne rien faire, où il s’opère un changement de registre permettant de passer d’un mode de perception ordinaire restreint à un mode de perception élargie.
Tout est là, tout circule, dans une ‘perceptude’, à la cause sans cause, à l’origine de la vie, où tout est à sa place, un retour à un degré 0 de l’existence, en deçà de la parole et de la pensée… se sentir vivant ! Alors il n’est pas étonnant de rouvrir les yeux avec le sentiment d’avoir vécu une expérience incroyable !
C’est le non-savoir qui introduit l’être humain à ce qu’il est. En entrant dans un perpétuel mouvement où s’échangent les perceptions. L’induction permet de nous situer dans notre existence. Elle nous place dans la solution. La pensée n’est plus antérieure mais intégrée à l’action.

La raison de la souffrance est la qualité figée ou faussée de la relation à soi, aux autres ou à son environnement. Il ne s’agit plus d’expliquer un phénomène, mais de revenir à la source de nos relations, et par le renouvellement de nos ressources, de les reconfigurer, afin de refondre notre existence, créer de la mobilité et atteindre une transformation.

Hypnosource amène à revenir à la forme élémentaire de la vie, comme on remonte l’estuaire d’un fleuve, en passant par les rivières qui l’ont formé, jusqu’au filet d’eau initial qui révèle la présence de la source.

L’hypnose offre un espace de rite dans lequel nous nous positionnons dans l’expectative, ou même ‘l’expatation’ de l’anglais ‘expecting a baby’, signifiant que ce que l’on attend a commencé à existé, un effet placebo.

Car, pour penser, il ne faut plus penser, et repousser les pensées dans le corps.

En hypnose, on ne pose pas de diagnostic car un symptôme est en fait une désomatisation. On a tendance à exclure de soi ce qui nous fait souffrir, créant un refoulement. ‘Je ne veux pas en entendre parler’. Focaliser sur le mal créé une crispation et un durcissement de tout ce qu’il y a autour. La magie de l’hypnose, c’est cette unité invraisemblable entre l’esprit et le corps. Cette réincorporation supprime la distance avec la souffrance. La blessure se dissout par cette réintégration, nous plaçant dans la solution, sans la chercher. 

L’hypnose est une attente croyante et non anxieuse, pour reprendre Freud, face à un symptôme, un problème ou une difficulté.  Attendre sans que rien ne vienne amène une impression de vide, qui est un passage pour abolir les manières habituelles de penser et d’agir et éviter la répétition incessante d’une croyance limitante. Des forces enfouies apparaissent alors pour voir le problème sous un autre jour. 

Plus l’attente est concentrée sur l’obstacle, plus le symptôme perd sa force. Mon rôle consiste à créer chez vous les conditions permettant de se maintenir dans l’attente, et par là de refondre l’existence. Il suffit d’attendre pour que vienne la solution, lorsqu’on ne s’y attend plus.

Cet état de plénitude, d’acceptation de ce qui est, ouvre les possibilités, pour être disponible à ce qui peut arriver, un espace de liberté pour faire l’expérience virtuelle du changement de position, par les mots et les images, à la limite de nos certitudes… pour détricoter le tissage et rétablir nos liens avec notre entourage, nos habitudes.

L’hypnose n’est pas un état mais une mise en relation entre le plus intérieur de vous et tout l’extérieur qui vous importe. La souffrance dont on veut être délivré vient du rapport entretenu avec soi-même, les autre et son environnement, qui s’est trouvé faussé et rigidifié et nécessite une mobilité relationnelle. Je vais vous proposer de remettre en mouvement votre existence, d’y faire circuler à nouveau l’intensité et l’expansion de la vie.

Attendre sans ne rien attendre, adhérer à sa vie. Vous avez fait la démarche, donc vous êtes prêt. Quand on peut, on veut !